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JFA 2026 – 2ᵉ jour | Foncier : de 6 000 à 68 000 certificats, le Ministre Bruno KONÉ vise 1,5 million
Mardi 06 Octobre 2026
La sécurisation foncière change d'échelle en Côte d'Ivoire. C'est le message porté par le Ministre de l'Agriculture, du Développement Rural et des Productions Vivrières, M. Bruno Nabagné Kone, ce mardi 6 octobre 2026 au Parc des Expositions d'Abidjan.
Il s'exprimait lors de la table ronde ministérielle consacrée à la « Gouvernance foncière et au développement durable en Afrique », organisée à l'occasion de la deuxième journée des JFA 2026.
Aux côtés de M. Alain Diouf (Sénégal) et de M. Mamoudou Mamadou Niang (Mauritanie), le Ministre a présenté les avancées et les ambitions de la Côte d'Ivoire en matière de sécurisation des terres.
Avec 23 millions d'hectares, soit près de 70 % du territoire national, le foncier rural constitue un enjeu majeur de paix, de cohésion sociale et de développement économique. Et les chiffres témoignent d'une nette accélération : moins de 6 000 certificats fonciers avaient été délivrés entre 1998 et 2018, contre environ 68 000 aujourd'hui, soit plus de onze fois plus.
L'ambition est désormais de sécuriser 9 millions d'hectares, près de 40 % du foncier rural, et de délivrer 1,5 million de certificats fonciers au cours des prochaines années.
Le Ministre Bruno KONÉ a également souligné la baisse des coûts. L'obtention d'un certificat foncier pouvait coûter 500 000 à 600 000 FCFA pour une parcelle moyenne. Elle est désormais gratuite pour les demandeurs dans les 20 régions couvertes par les projets en cours, financés par l'État avec l'appui de ses partenaires. Les délais de traitement sont, eux, passés de près de deux ans à moins de six mois, ce qui permet aux plus petits producteurs d'accéder à leur tour à la sécurisation de leurs terres.
Pour le Ministre Bruno Nabagné KONÉ, l'objectif dépasse la simple délivrance de documents : il s'agit de faire du foncier un levier de développement économique, de durabilité, de cohésion et de paix.
« Quand vous avez un droit sur une terre, personne ne peut vous l'arracher », a-t-il rappelé, insistant sur deux exigences : la bonne information et l'application rigoureuse des règles et des procédures par tous.
