Café

Cacao

Cola

Hévea

Palmier à Huile

Cocotier

Anacarde

Coton

Ananas

Banane Dessert

Mangue

Canne à Sucre

Papaye

Plantes Ornementales

LE PALMIER A HUILE

Importance de la culture

Les plants palmiers ont généré des réalisations sociales et économiques par :
- création de 62 écoles de 372 classes ; 18 centres médicaux ;un réceptif hôtelier à Abidjan (PALM –CLUB), 44 lieux de culte (chapelles et mosquées), 280 km de route d’intérêt public,
- réduction de la pauvreté en milieu paysan (distribution de 25 milliards de revenus aux paysans, création d’emplois);
- paiement des impôts, des dividendes et autres revenus à l’Etat ;
- 75 milliards de chiffre d’affaires en huile de palme ;
- 150 milliards de chiffre d’affaires annuels en produits finis.

Le palmier occupe la 4ème place dans l’économie ivoirienne. La Côte d’Ivoire occupe le 5ème rang mondial après la Malaisie l’Indonésie, le Nigeria et la Colombie. Il place notre pays le premier exportateur africain d’huile de palme et 2ème producteurs africains.

 Production 

Superficie et typologie des exploitations

La superficie totale en 2005 est de 217 000 ha dont 150 000 ha de plantations villageoises et 62 000 ha. Les rendements des plantations industrielles (12-14T/ha) sont supérieurs à celles des plantations villageoises (7-8T/ha). La production moyenne annuelle tourne autour de 1 300 000 T.

Les productions des plantations villageoises sont achetées par les unités de première transformation qui transforment toutes la production nationale en huile brute et en huile de palmiste.

Zones de production

Le palmier à huile est une culture des régions humides, il est cultivé dans la partie sud de la zone forestière, de l’est à l’ouest, jusqu’à une latitude nord de 20 km de Divo.

Transformation

Produits de la transformation et quantité

Les régimes de graine subissent une première transformation dans les usines agro-industriels pour obtenir huile de palm brute et les sous produits, la quantité d’huile produite est mise à la disposition des industriels pour une deuxième transformation

Quantité :
­ huile de palme 300 000 t /an
­ amande de palmiste 29 833 t/ an
­ huile de palmiste 11 112 t /an
­ tourteaux de palmiste 3710 t /an


L’huile de palm produite est transformée en huile alimentaire, margarine, savon. 75% de la production sont consommées localement et 25% sont exportées dans la zone UEMOA.

L’huile de palm peut servir à la
- fabrication du carburant ;
- production de bio gaz à partir des rejets issus du traitement des régimes ;
- production d’alcool médicinal acétone, d’éther à partir du palmier à battu ;

Unités de transformation (usine, localisation, etc.)

Les unités de la première transformation sont au nombre de 18 usines d’une capacité totale de traitement environ 560 T de régimes par heures soit 1 850 000 t/an. Ces unités de transformations sont PHCI, CNRA, SOGB, ADAM-AFRIQUE, AFRICA OIL, SIPFCI, PALMAFRIQUE, PALMCI etc. Ces usines sont situés à Néka, Blidouba, Irobo, Boubo,Iro-Lamé etc

Les principaux transformateurs de la deuxième transformation sont :
- UNILEVER situé à Vridi
- CONSMIVOIRE situé à Vridi
- ADAME AFRIQUE à Koumassi zone industrielle
- SOCIETE OLEATECH (du groupe IPS) situé à Vridi

Commercialisation

  • Commercialisation intérieure (circuit, mécanisme de fixation de prix et prix appliqué)

Les producteurs villageois produisent et vendent aux agro-industriels.

Ils ont eux-mêmes des unités de production, transforment les régimes de graine en huile de palme qu’ils mettent à la disposition des industriels pour une deuxième transformation.
A la suite de l’atelier tenu sur la filière en 2004 à Grand-Bassam, un mécanisme de prix est mis en place par les acteurs pour assurer une certaine stabilité de la filière palmier à huile.
Ainsi le prix appliqué aux paysans depuis 2004 jusqu’à ce jour est de 24 F / kg de régime et de 280 000FCFA/tonne d’huile.

  • Commercialisation extérieure (Mécanisme de fixation de prix, prix appliqué et les principaux marchés)

L’huile de palme est vendue dans toutes les zones de L’UEMOA à 360 000FCFA / T

Libéralisation de la filière et privatisation des unités agro- industrielles

  • Rappel libéralisation et privatisation

La libéralisation amorcée dès 1990 a pris fin en 1999, désormais il n’y a plus en Côte d’Ivoire ni de prix agricole stabilisé ni de prix minimum fixé de façon autoritaire.
Lors de la privatisation des conventions ont été signées entre l’Etat et les repreneurs.
Les repreneurs s’engagent à la construction des usines, à la replantation des vieilles plantations industrielles, au renouvellement du matériel roulant, à l’entretien des actifs sociaux (école, hôpital, etc.), à l’approvisionnement en priorité des industriels locaux de seconde transformation. Ils doivent assurer dans un temps l’encadrement et la collecte de la production villageoise de régime.
Le dispositif d’encadrement géré par les sociétés agro-industrielles reste financé entièrement par les planteurs à raison de 1,5F/kg de régime et à terme transféré les activités aux OPA.

  • Acteurs de la filière (Organisation de la filière après la libéralisation /privatisation)

Après la privatisation, un organe transitoire de gestion et d’appui aux planteurs a été mis en place pour assurer au niveau du secteur villageois, les activités initialement dévolues à la PALMINDUSTRIE durant une période de 2 ans et ensuite transférer ces activités aux OPA légalement constituées.
C’est dans cette optique que l’arrêté N° 10 / MINAGRA / DGP du 15 Février 2002 a été pris pour autoriser le transfère des activités de collecte de régimes de palmiers à huile, d’encadrement des planteurs villageois, de paie des planteurs, d’entretien des pistes villageoises jusque là aux mains des usiniers de première transformation aux coopératives légalement constituées.
Les acteurs présents dans la filière sont :

- les planteurs présents dans la filière ;
- les coopératives gérant les activités (COOPENEK ; COOPALSA ; PALM-EHANIA ; COOPALEN ; COOPALCO ; PALM-DABOU ; COOPEBAC ; COOPPHA ; COOPALCO ; COOPALM-BOUBO etc)
- les agro-industriels ou industriels de 1ère transformation (PALMCI ; ADAM-AFRIQUE ; PALMAFRIQUE ; SIPEFCI ; PHCI etc.)
- les industriels ou industriels de 2ème transformation BLOHORN ; COSMIVOIRE, ADAME AFRIQUE, SOCITETE OLEATECH.