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Relief

Dans son ensemble, le relief de la Côte d'Ivoire est peu contrasté et surtout caractérisé par une sorte de monotonie, même s'il convient de noter que l'altitude croît presque insensiblement du Sud-est vers le Nord-ouest.
Dans la réalité, à travers cette uniformité apparente, on peut distinguer trois grands types de reliefs, eux-mêmes caractérisés par de petites hétérogénéités que l'on rencontre.
Les trois formes de relief sont : les plaines, les plateaux et les massifs montagneux.

Plaines

Les plaines s’étendent au Sud du pays, où les altitudes varient de 0 à 200 m de la mer vers l’intérieur. On rencontre d’abord une plaine littorale, basse, souvent marécageuse. Etroite à l’Ouest où elle disparaît par endroits, elle s’élargit vers l’Est en même temps que se développe un système lagunaire. Vers l’intérieur du pays, les altitudes s’élèvent imperceptiblement dans un paysage sans ligne directrice. On observe, notamment, une succession de petites collines de faible hauteur se raccordant à des bas-fonds en angle net.

Plateaux

Les plateaux prolongent les plaines vers le Nord et s’en détachent progressivement. Les altitudes varient de 200 à 500 m. Les principaux accidents de terrain proviennent des reliefs qui surmontent par endroits ces plates-formes.
Il en existe trois types :

  • les collines isolées ou en chaîne (chaîne baoulé) situées au Centre ;
  • les collines en forme de buttes aux versants plus abrupts et concaves. Elles sont terminées parfois par une corniche au sommet tabulaire. On les appelle encore des « Bokas » ou « Bowe » (pluriel de « bowal ») et elles sont fréquentes dans le Nord et le Centre ;
  • les dômes, où la roche apparaît généralement à nu, qui se rencontrent au Nord-ouest entre Séguéla et Mankono. Ils peuvent être soit isolés, ou groupés par deux, trois ou quatre, ou encore rassemblés en plusieurs dizaines de petits dômes granitiques.

Massifs montagneux

Les massifs montagneux sont localisés dans l’Ouest et constituent l’avancée orientale d’un vaste ensemble de hautes terres centrées sur la Guinée. L’on rencontre ordinairement des sommets culminant au-delà de 1.000 m d'altitude.
Parmi ceux-ci, on peut citer :

- Le mont Sangbé (1.072 m) ;
- Le mont Toura (1.170 m) ;
- Le mont Momi (1.302 m) ;
- Le mont Nimba, le sommet le plus élevé en territoire ivoirien (1.752 m).

A côté de ces trois (3) types de reliefs caractéristiques de la partie continentale de la Côte d'Ivoire, il convient de mentionner le littoral qui présente des aspects différents en partant de l'Ouest vers l'Est du pays.

Ainsi, de la frontière libérienne aux environs de Fresco, la côte est essentiellement faite d'une série de caps rocheux taillés dans la partie du socle qui entre directement en contact avec la mer (Océan Atlantique) et qui découpent dans celle-ci, de nombreuses baies (Grand-Béréby et Monogaga). Au niveau de Fresco, on rencontre de véritables falaises vives, battues par la mer. Vers l'Est, jusqu'à la frontière ivoiro-ghanéenne, la côte est sableuse, avec un cordon littoral qui isole de la mer, un vaste système lagunaire.

Climat / Température

La situation géographique de la Côte d'Ivoire lui confère un climat varié, un climat tropical humide au Sud et au Nord un climat tropical sec.
Le sud très arrosé avec une pluviométrie de l'ordre de 1 600 à 2 200 mm de pluie est caractérisé par 2 saisons humides (une longue et l'autre courte) entrecoupées de 2 saisons sèches. Plus on se déplace vers le Nord, plus le climat est dégradé dans le sens de l'aridité donnant alors lieu à 2 saisons (une saison sèche et une saison pluvieuse). Les précipitations dans cette zone Nord tournent autour de 1 000 à 1 200 mm/an.
Le climat subéquatorial occupe le tiers sud du pays (T° moyenne 25° C à 33° C, précipitations 1.400 à 2.500 mm/an), il est très humide avec un taux moyen de l’ordre de 80 à 90 % sur l’année et deux saisons de pluies interrompues par deux saisons sèches d’inégale durée.
Le climat tropical humide occupe une bande qui ceinture au Nord la zone subéquatoriale (T°14° C à 33° C), précipitations 1.300 à 1750 mm/an et taux d’humidité de 60 à 70 %. Une seule saison sèche et une seule saison humide.
Le climat tropical de type soudanien (26° C à 27°5 C), avec des précipitations de 1 150 à 1350 mm/an et un taux d’humidité de 40 à 50 % occupe le Nord tandis qu’un climat particulier, dit sub-montagnard (Température moyenne annuelle 25° C), précipitations 1.300 à 2.300 mm/an, occupe les zones de l’Ouest montagneux. Une seule saison sèche et une seule saison humide également dans ces deux cas.

Sols

97,7% du territoire est le domaine du socle précambrien. Le reste (2,3%) concerne le domaine du bassin sédimentaire. Les roches les plus anciennes datent de plus de 2,5 milliards d’années (l’Archéen).
Les sols présentent la même apparence que ceux que l’on rencontre en grande partie en Afrique de l'Ouest : ils sont souvent meubles, parfois indurés, d’un matériau dont la couleur se loge habituellement dans la gamme des rouges, allant de l’ocre au rouille sombre. Toutefois, l’empreinte des milieux équatoriaux sur les sols ivoiriens est proportionnellement plus marquée que dans la quasi-totalité des territoires qui se situent au nord du Golfe de Guinée9.

Tout comme le relief, les sols sont influencés de manière souvent déterminante par la composition des roches. Le soubassement rocheux de la Côte d’Ivoire est diversement constitué et presque invisible, à l’exception des dômes cristallins. Il est formé en quasi-totalité par des roches de socle, cristallines ou phylliteuses, présentant divers degrés de métamorphisation. Les formations cristallines occupent environ les deux tiers du pays et sont subdivisées en cinq grandes familles par les géologues : les migmatites et les gneiss (anciennes roches plutoniques, volcaniques ou sédimentaires métamorphosées), les charnockites (granites à hypersthème) et norites, les « granites baoulé » qui elles-mêmes comprennent plusieurs variétés de roches, la catégorie des roches riches en minéraux noirs (diorites ou granodiorites) et les « granites de Bondoukou » (fréquemment granodioritiques mais parfois alcalins également). Quant aux roches phylliteuses, elles sont essentiellement composées de schistes, qui divergent en fonction des caractères des sédiments originels qui les ont formés et des degrés de métamorphismes qu’ils ont subis. Mais elles comprennent également quelques quartzites et grès-quartzites. Sont assimilées à cette famille les roches communément appelées « roches vertes » en Côte d’Ivoire (métamorphiques mais d’origine non sédimentaire). Le socle ivoirien est bordé par une minuscule couverture sédimentaire constituée surtout de sables argileux d’origine continentale, d’argiles, sables et vase d’origine marine.

Les « formations superficielles » sont soit nées sur place de la roche sous-jacente, soit venues d’ailleurs. Mais celles issues de l’altération du substrat rocheux sont prédominantes. La nature intertropicale qui a toujours caractérisé les climats en Côte d’Ivoire a en effet entraîné une profonde décomposition de ce substrat. Du fait de l’évolution et des combinaisons de substances minérales et organiques, les actions proprement pédogénétiques ont développé aux dépens des formations superficielles initiales, différents types de sols regroupés en cinq classes : la grande classe des sols ferralitiques, celle des sols ferrugineux tropicaux ainsi que trois autres classes moins représentées et en gisements disjoints que sont la classe des sols bruns tropicaux, celle des sols hydromorphes et celle des sols podzolisés.

Les sols ferralitiques couvrent la majeure partie du territoire ivoirien. Ils sont notamment présents dans l’Est, l’Ouest, le Sud, les zones forestière et pré forestière, les zones de savanes soudanaises ou sub-soudanaises, les aires septentrionales, etc. Les sols ferrugineux tropicaux qui se rencontrent sur des roches granitoïdes, ont leur extension majeure dans le Nord-Est du pays, autour de la localité de Bouna et dans l’interfluve entre le haut N’Zi et la haute Comoé. Les trois dernières classes citées sont beaucoup plus étroitement localisées ; elles sont situées en topographie accidentée et se rencontrent dans les régions de buttes du Yaouré et de Bondoukou, de la haute Comoé et dans les chaînes des localités de Sifié, d’Oumé à Fetékro.

Flore

La flore s’est considérablement modifiée au cours des années. Le paysage de base, constitué par les forêts denses, globalement subdivisées en forêts hygrophiles et forêts mésophiles, occupe à l’origine un tiers du territoire au sud et à l’ouest. Il est complété par les forêts claires ou savanes arborées ou boisées, qui s’étendent du Centre au Nord, avec toutefois de nombreux points de forêt dense sèche. De petites mangroves en outre existent sur la côte.
Le patrimoine forestier ivoirien était estimé en 2007 à 6 000 000 hectares ; il était estimé à près du double dans les années 1920. La zone forestière couvre aujourd’hui moins de la moitié inférieure du pays, tandis que les savanes septentrionales font la transition avec les pays du Sahel. L'exploitation de la forêt et son aménagement pour les cultures d'exportation ont fait disparaître une grande partie du couvert originel, et des indices de désertification existent dans la savane.

Faune

La faune présente une richesse particulière, avec de nombreuses espèces animales (vertébrés, invertébrés, animaux aquatiques et parasites). Parmi les mammifères, l’animal le plus emblématique reste l’éléphant, dont les défenses, constituées d'ivoire, ont jadis été une importante source de revenus. Espèce autrefois abondante en forêt comme en savane, l’éléphant a été intensément chassé et braconné. Aussi ne subsiste-t-il que dans les réserves et parcs et en quelques points des forêts où il est côtoyé par l’hippopotame, plus lié aux zones de savanes, l’hylochère ou sanglier géant, l’antilope et d’autres céphalophes, des buffles, des singes, des rongeurs, des pangolins et des carnivores, parmi lesquels le lion, la panthère et la mangouste. Les oiseaux, dont plusieurs centaines d’espèces ont été identifiées, embellissent les paysages. On trouve également un très grand nombre de plus petites espèces parmi les invertébrés comme des mollusques, des insectes, des espèces aquatiques, etc. Certains animaux, célèbres dans la zone plus humide du Sud, deviennent, à l’image de quelques espèces de chimpanzé, plus rares. Bien d’autres espèces sont en voie de disparition.

Cours d’eau (Hydrographie)

Quatre fleuves principaux s'écoulent du nord vers le sud, ce sont :

- le Cavally qui prend sa source en guinée et marque la frontière avec le Libéria ;
- le Sassandra prend également sa source en Guinée sous le nom de Férédougouba et coule d’abord d’ouest en est avant de s’orienter dans la direction nord-sud en Côte d’Ivoire et de se jeter dans l’océan Atlantique dans la région de San-Pédro;
- le Bandama qui prend sa source dans la région de Boundiali en Côte d’Ivoire ;
- le Comoé qui prend sa source au Burkina-Faso.

M. Coulibaly Sangafowa
Ministre de l'Agriculture

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